Karine – Texte #3

Les battements du cœur
Opus n°2, en noir et blanc.
Tout est immobile, mais tout est en mouvement.
Sombre et lumineuse chorégraphie, qui s’orchestre et se devine, sous l’ombre douce et bienveillante des Trois Dames.

Parfois, il ne se passe rien ; pourtant, partout, il se passe tout.
Les battements du cœur, électriques, électroniques, mécaniques…
L’horloge inexorable, la batteuse de vie, la batteuse de mort…
La Haine stoppe le tout, interruption silencieuse, arrêt cardiaque.

Mais les personnages refusent, se rebellent, la musique reprend, le mouvement redevient vie, comme si le sang affluait de plus belle dans leurs veines.

La Haine relance le tout, grandissante, dévorante, consumante… Gagnera-t-elle ?

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