Claudine – Répétition #5

La séance à laquelle j’assiste ce jour est marquée par un « filage » qu’Anne Théron demande à ses 8 comédiens, après d’intéressants essais de lumière sur 2 passages de la fin de la pièce.
Un « filage sans le son » a-t-elle précisé. Et je me prépare (avec grand intérêt !) à une représentation muette qui ne conserverait que les jeux de scène, les gestes, les déplacements… : une représentation juste pour les yeux…

Mais non ! Après le prélude qui aujourd’hui ne fait entendre, en effet, ni musique, ni vent, ni « tic-tac »…, la voix de Baptiste Guiton/Oreste interrompt le silence et dans la lumière croissante, commence à faire vivre le beau texte de Racine :

« Avant que tous les Grecs vous parlent par ma voix,
Souffrez que j’ose ici me flatter de leur choix,
Et qu’à vos yeux, Seigneur, […] »

Je comprends alors que ce n’est que la bande son qui est supprimée pour ce filage, sans doute pour permettre de mieux apprécier les effets visuels, les lumières surtout et peut-être les vidéos. Et bien que je connaisse maintenant les ressorts de la pièce, je suis à nouveau très vite « prise » par la force dramatique de la convergence offerte entre texte, lumières et images, par la qualité des voix, le jeu des acteurs… Bien sûr, je n’adhère  pas complètement à tous les choix d’Anne Théron, mais l’ensemble m’émeut et me convainc. Alors j’écoute et je regarde, je me laisse emporter, obligeant seulement le « témoin » que je suis à prendre quelques photos…

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